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2004
LES VICTOIRES... ENFIN

Et tu deviens numéro 1 mondial. Une libération ? Un frein ?

Pour commencer, j’ai eu une période où j’étais sur un nuage. J’avais du mal à réaliser… Tu sais, quand j’étais petit, mon désir de devenir numéro 1 mondial était tout récent. Ce n’était pas une ambition que j’avais depuis que j’étais tout petit. Je m’y préparais depuis peu de temps, et c’est arrivé un peu plus tôt que prévu. La presse a commencé à s’intéresser à moi, je suis passé dans pas mal d’émissions, c’était chouette… J’étais sur un nuage, et j’ai eu du mal à repartir. Et brusquement, j’ai senti qu’on attendait beaucoup plus de moi, tout le monde m’attendait au tournant !

Il y a ta blessure aussi, au même moment…

Oui, juste au moment où je deviens numéro 1 mondial, je me blesse en finale du Championnat du Monde. Sur le coup, je continue le match, mais j’ai sans doute eu tort, car à la fin de la partie, ma cheville avait enflé, et le soir, je boitais. Je me suis arrêté dix jours, mais je ne me suis pas soigné correctement, car c’était la période des fêtes, et puis, mon emploi du temps, c’était n’importe quoi, j’étais trop sollicité.

Et la reprise ?

Douloureuse. Je n’étais pas du tout prêt pour le Koweït, et là, je me prends une première claque, en perdant contre Mansoor Zaman.

Ensuite, comme je ne suis pas prêt, je ne fais pas le Championnat de France. Je me retire du Dayton Open sur blessure… Tout un ensemble de choses qui m’ont retardé. Sans compter qu’à la reprise, je savais qu’on m’attendait… Et moi, je savais très bien que je n’étais pas à 100 %, parce qu’une blessure comme ça à la cheville, ça prend du temps à guérir.

Est-ce que les rapports avec Céline, ta femme,
ont changé après ton titre de numéro un mondial ?

Céline, elle s’en bat lec !

Ah je te remercie… Ça va être facile à traduire, ça…

Non, c’est ça qui est bien. Elle est loin de tout ça. Elle voit ce qui se passe, bien sûr, mais c’est elle qui me permet de rester sur terre…

Et au niveau financier ?

Non, j’ai eu quelques bonus d’Adidas et de Technifibre, mais rien d’autre. Et cela m’a un peu déçu, j’espérais peut-être un peu plus d’intérêt de la part d’autres compagnies, mais non. Je pense qu’une pérennité de résultats est nécessaire, il faut faire ses preuves à long terme. En fait, je me rends compte maintenant que mon titre, c’était un début, pas une fin en soi.

Et en France, quels sont tes rapports avec les autres sportifs ?

Je ne sais pas vraiment… Il y a une forme de respect qui s’est instaurée, et ceux qui savent qu’il y a maintenant un français qui a été numéro un mondial d’un sport de raquette pensent que ce n’est pas mal… Par exemple, j’ai été invité à l’OM, à un match d’entraînement, et j’ai été étonné par le respect des joueurs à mon égard. Pourtant, le squash, par rapport au football, c’est vraiment un sport mineur. Mais je sentais le respect de la part de ces grandes stars… Ça m’a fait drôle d’ailleurs, devant des millionnaires !!!

Quand on s’est rencontré, il y a deux ans, tu ne croyais pas que tu deviendrais numéro 1 mondial…

Non, je n’y croyais pas. C’est pourquoi à partir de décembre 2002, j’ai commencé à travailler avec Jean Marc Labhouze, un « coach mental » qui a beaucoup travaillé dans le tennis, avec Pioline en particulier. Il m’a aidé à prendre un peu plus confiance en moi. Il m’offrait un « son de cloche » différent, il m’a fait travailler sur des techniques de respirations, de relâchement, de confiance en soi, de détermination.

Et c’est là que tu prends conscience de ta valeur ?

Ca été un travail progressif. On a commencé en disant, « oui, on veut être dans les trois premiers ». Ensuite, on est passé à « les deux premiers », puis « le premier », et maintenant, on est passé à « gagner les tournois ».

À ton avis, qu’est-ce qui t’empêchait de gagner les tournois….

Jusqu’à présent, je ne pensais pas être capable, je ne pensais pas être capable d’aller jusqu’au bout. J’étais content quand j’atteignais un quart, ensuite j’étais content de faire une demie, puis une finale. Maintenant, je suis plus dans un processus où j’ai envie d’aller au bout. Mais ça, il fallait que ça mûrisse chez moi, des fois, je me contente de trop peu.

Lorsque tu es devenu numéro un mondial en décembre 2003, j’avais l’impression que soudain, tu avais plus peur de perdre un match que de le gagner…

Il est vrai qu’au début 2004, je suis passé par une période de doute, de mes capacités, car j’avais perdu mes repères après ma blessure. J’avais fait beaucoup d’entraînements pour revenir à mon niveau, mais je manquais de matchs. Je n’étais pas en phase, mon physique et mon jeu n’étaient pas en adéquation, il y avait un décalage. J’étais vraiment en recherche de repères, de rythme.

J’ai commencé à me sentir un peu mieux à Canary Wharf. C’est dur de revenir quand tu lâches comme ça, pendant un mois, en pleine saison. Et c’est vrai que la peur de perdre, elle existait, elle était réelle.

Est-ce que tu commences à sentir « l’âge » qui avance ?

Non, pas du tout. J’ai 28 ans. La seule chose, ce sont les petites blessures qui apparaissent de temps en temps.

Sur le plan de ta carrière, qu’est-ce que tu redoutes le plus ?

Les blessures. C’est tout. Sinon, je prends vraiment beaucoup de plaisir à m’entraîner. Vraiment, de faire ce que je fais, c’est une chance énorme, et je vais à l’entraînement avec un entrain, un enthousiasme, à chaque entraînement, et je pense que sans ça, je serais malheureux. Je fais ce que j’aime. Et en tournoi, il faut que j’essaie de retrouver ce plaisir-là.

Mais je n’ai pas peur de terminer une carrière, je n’ai pas peur de l’âge, de descendre, ce n’est pas un problème, je sais que j’ai les moyens de rester là pendant encore un moment, j’ai une bonne hygiène de vie, j’ai de bonnes qualités physiques, je ne me fais pas de soucis.
Trois mots pour le définir :
Sérénité - Patience - Simplicité
Fred Lecomte


 

L'Equipe,  21-Décembre 2003
par Pascal Grégoire-Boutreau


 

Quand as-tu rencontré Thierry la première fois ?

C'était au Danemark quand j'avais dix ans, il partageait ma chambre.

Qu'en as-tu pensé, et as-tu changé d'avis depuis ?

Il était très sympa, mais je le connaissais pas vraiment. C’est quand je suis rentré en Équipe de France que je l'ai vraiment connu. Depuis, je l’apprécie de plus en plus et c'est devenu un vrai ami et de confiance.

Quel est son principal
défaut ?

Je pense que son défaut était plus la gestion de la pression mais maintenant avec l'expérience il s'en sort bien.

Quelle est sa (ou ses) principales qualités ?

Le sérieux est l'une de ses qualités principales, sinon il est très puissant et rapide au niveau de la vitesse de déplacement.

Qu'a-t-il changé au niveau du squash Français ?

Grâce à lui, le squash s'est développé, les média nous suivent de plus en plus, puis c'est un bon leader au niveau de l'équipe de France, il est toujours présent dans les grands rendez-vous.

Y a-t-il un peu d'envie à son égard?
C'est toujours bien d'avoir quelqu'un devant soi, à moins d'être le meilleur, il donne le bon exemple et ça m'aide beaucoup.

À ton avis, qu'est-ce qui fait de lui un champion...
Sa rapidité, sa puissance, sa précision.

Décris-le en 3 mots
Calme, sérieux, déterminé

Message personnel :
C'est vraiment sympa de partager des moments forts avec un mec comme lui.

       Grégory Gaultier

Son (ou ses) principaux défauts ?
  
Il faut vraiment chercher pour lui trouver un défaut bien apparent.
  
Paul Sciberras

LES TOURNOIS 2004


Super Series Finals

 Hong Kong

Super Gerrard

Canadian Classic
FINALE DES SUPER SERIES  LONDRES

La finale contre Joe Kneipp…
Après avoir perdu le premier jeu contre Joe, je savais que je ne pouvais pas me permettre de perdre le second, il fallait que je m’impose sur le plan mental. J’ai vu qu’il commençait à fatiguer. Je savais aussi qu’il fallait que je reste super concentré, et que je reste sur mes gardes. J’étais vraiment content de prendre le second 11/9. Mais j’avoue que je ne pensais pas qu’il me laisserait gagner le 3ème et le 4ème aussi facilement, mais je ne vais pas me plaindre, hein ?

Ca te réussit Londres, dis-donc ?
Ben, ça fait trois fois que je viens, j’ai fini second, troisième, et maintenant premier. Ce tournoi me réussit, l’Angleterre me réussit. Et puis, ça compensait bien pour les 4 ou 5 finales que j’avais perdu l’année d’avant.

En plus, tu étais malade en arrivant à Londres ?
Oui, après les Championnats d’Europe de Rennes, je me suis tapé un microbe et j’ai passé les 10 jours entre Rennes et Londres au lit. Je n’ai pas vraiment pu ni m’entraîner, ni jouer. Alors, je suis venu ici complètement détendu, sans aucune pression. J’étais ravi d’avoir à mes côtés l’un de mes deux entraîneurs, Franck Carlino, qui m’a calmé, m’a rassuré. C’était un très beau jour pour moi, de gagner un grand tournoi, et surtout devant mes parents et Franck.


 

FINALE:
[1] Thierry Lincou (Fra) bat [7] Joseph Kneipp (Aus)
10/11 (0-2), 11/9, 11/2, 11/1
 


Super Series Finals (En Anglais)

OPEN DE
HONG KONG


Alors, premier Super Series ?
J’étais très content d’avoir enfin gagné mon premier Super Series, et aussi de l’avoir fait devant un public Chinois à Hong Kong. L’accueil que je reçois là-bas est toujours très chaleureux, et le public m’encourage toujours. J’ai le sentiment d’avoir gagné ce tournoi pour moi, bien sûr, mais aussi pour eux.

Tu es déjà allé en Chine ?
Non, mais depuis toujours, j’ai très envie de retourner dans le village près de Canton, en Chine, où mes grands-parents vivaient avant de partir pour la Réunion lorsque le Révolution Communiste faisait rage. Ma mère, Luk Lan-Sun, ???, y est retourné, mais pour le moment, moi, je me suis arrêté à Hong Kong…”

Tu es l’air d’apprécier le nouveau scoring….
Oui, ça, tu peux le dire ! Depuis qu’on joue en 11, je n’arrête pas de gagner ! Ce score raccourcit peut-être les matchs, mais il est beaucoup plus exigeant sur le plan mental. Je pense que le psychologique joue un rôle aussi important que le physique, car il faut jouer chaque point puissance 10 et ne jamais permettre à votre adversaire de mener au score.

Et le tournoi lui-même ?
Ce fut pour moi le tournoi parfait. Pas facile, non, mais parfait. Je n’ai pas trop perdu de temps ou d’énergie car j’ai gagné la plupart de mes matchs en 3. J’ai joué chacun de mes matchs comme je l’avais décidé, et j’ai mis la pression à tous les joueurs que j’ai rencontré. Comme il y a eu beaucoup de surprises, de coups de théâtre dans les autres matchs, personne n’a vraiment fait attention à moi…

Et la victoire, enfin… Tu ressens quoi ?
Quand je me suis rendu compte que ça y était, que j’avais gagné, j’ai remercié Dieu, j’ai fait mon signe de croix, mais je n’arrivais pas à y croire vraiment. J’ai mis du temps à comprendre que j’avais enfin gagné un tournoi, un tournoi prestigieux, peut-être le tournoi que je voulais le plus. C’était à ce moment-là la plus belle victoire de ma carrière …”


Cathay Pacific Hong Kong Open








FINALE:
[3] Thierry Lincou (Fra) bat [8] Nick Matthew (Eng)
11/4, 11/8, 11/10 (3-1)
 

US OPEN - BOSTON

Pas bon, l'US Open, une vraie glissade peau de banane au premier tour…

Tu sais, Simon a vraiment mérité cette victoire, il a vraiment montré ses qualités de combattant. Pour ma part, je ne suis pas bien rentré dans le match, manque d'agressivité, des fautes en volées amorties inhabituelles. Physiquement, je ne sentais pas très bien. J'étais vite essoufflé et en plus, les échanges des 2 premiers jeux ont été relativement longs.

Tu penses que tu as un peu craqué
physiquement ?

Eh bien, après gagné le 2ème , je voyais que j'étais très limite. J’ai ressenti une grosse fatigue, puis carrément une hypoglycémie dans le dernier jeu.

US Open ...Et tu prends aussi un coup ?
Alors, en sortant du court, des médecins sont venus me voir et m’ont conseillé d’aller aux urgences à l'hôpital, car j’ai effectivement pris un coup dans les côtes vers la fin du 2ème . Pendant 5 minutes, je n’ai pas pu bouger, mais après, je n’ai plus eu de douleur..... Je tiens à préciser que cela n’a pas affecté mon jeu, Simon a très bien joué. Donc, par prudence, je suis allé a l'hosto pour un check-up, et je suis rentré à 2h 30 du mat complètement crevé, mais je n'avais rien de cassé...

Et tu es reparti sur Paris ?
Oui, je suis rentré me reposer, retrouver mes femmes, et me préparer pour le Super Gerrard et le British.
SUPER GERRARD - MANCHESTER

Tu commences très mal contre Beachill…

Mentalement, je n’arrivais pas à me battre, c’est pourquoi j’ai fait des erreurs, parce que je n’arrivais pas à me motiver. Et en plus, je n’avais pas joué de match depuis l’US Open, je n’avais pas de repère, je n’arrivais plus à trouver mes longueurs, j’avais perdu mon timing. Il a fallu que je me remette dans le bain très vite….

Il y a aussi le fameux match contre Palmer,
où tu te prends un jeu de pénalité pour avoir dit
le mot « F… »

« Le match était un match très physique. Plusieurs fois, j’ai été bousculé alors que j’essayais d’atteindre la balle. La marmite commençait à bouillir… Et au 4ème , une fois de plus, je vais pour aller chercher une balle devant, Palmer me bouscule, me déséquilibre, et … c’est sorti ! Je ne voulais pas dire de gros mots, c’est sorti tout seul. D'ailleurs, à la fin, je me suis excusé, et je me suis aussi excusé à la finale...

Oui, j’avoue que là, tu m’as épaté !
Je sais que je n’aurais pas dû le dire, c’est vrai, mais quand même… Pendant tout le match, David n’arrêtait pas de discuter avec l’arbitre, de contester ses décisions, de râler, de sortir du court, d’être très dur, et il ne se prend pas un seul avertissement officiel, aucune pénalité. Et moi, pour une fois que je l’ouvre, je me prends un « game penalty ». Même David a été très surpris, il est venu me voir, me disant qu’il pensait que c’était une décision très dure.

Oui, tu aurais dû m’entendre, quand j’ai appris ce qui s’était passé !
En plus, j’ai eu peur, parce que quand l’arbitre a dit « game », j’ai pensé qu’il allait dire « game and match » contre moi, et je j’avais perdu le match ! J’ai été très soulagé de me rendre compte que je n’avais perdu que le jeu.

Et ensuite ?
J’ai eu 1 minute 30 pour me remettre. Heureusement, j’avais Isabelle [Stoehr], qui m’a bien calmé, qui m’a dit « Allez, oublie, fais comme si tu étais à 2/2 », et on a parlé tactique. Et j’ai fini par gagner le match…

Et puis la finale, contre John White…
Contre John, j’ai été très rigoureux sur ma tactique, tout le match, j’ai fait de bonnes longueurs, j’ai bien alterné vite et lent, le long des murs. J’ai été un peu plus offensif que lors de mes matchs précédents contre lui, j’ai joué plus de double-murs, j’ai fait de bonnes interceptions à la volée, des volées amorties, et à mon avis, c’est ça qui a fait la différence. À la fin du match, John était un peu fatigué, alors il m’a donné quelques points, mais dès que je relâchais la pression un petit peu, il saisissait l’occasion, et m’assassinait avec ses frappes courtes.





Gerrard Super 8

FINALE:
Thierry Lincou (Fra) bat
John White (Sco)
13/11, 5/11, 11/9, 8/11, 11/7

Comment décrirais-tu son jeu ?
Globalement, un match contre John, c’est une bataille du T. Il frappe bas, il essaie de volleyer derrière. Moi, j’avais comme consigne de vraiment redresser en parallèle un maximum, pour essayer de le contenir le long des murs et pour ne pas ouvrir le court. Je pense que je ne lui ai pas donné beaucoup l’opportunité de jouer son jeu de volée, et il s’est fatigué à aller derrière à chaque fois.

Et tu finis par gagner…
Oui, ma tactique a marché, mais le match était très serré, et ça s’est joué à pas grand-chose. Dans les cinq jeux, c’était vraiment au mental, et à celui qui ne ferait pas la faute…

Pas mal, le Super Gerrard finalement …
Oui, je suis venu, je n’avais pas de match dans les jambes, j’ai pris une bonne raclée au premier, et après c’est revenu, petit à petit, et pour finir, je me suis régalé !
CANADIAN CLASSIC - TORONTO
 


Celui-là, il était juste après le British, où tu t’étais blessé…

Oui, depuis le British, j'avais une douleur persistante à mon jambier postérieur à droite mais heureusement, je n’ai senti aucune tension à ce niveau durant le tournoi. Tout roulait bien, et de mieux en mieux... J’ai retrouvé mes repères et de la confiance sur mes appuis. Après les quarts, j’étais donc prêt à attaquer le « local » Graham Ryding.

Et en finale, un autre local, le Magicien…

Oui. Après avoir battu Graham, j’avais vraiment envie de jouer à mon top, de donner tout ce que j’avais devant ce public. Alors, battre Jonathan devant son public, et surtout dans sa ville natale, ça a été quelque chose de très spécial pour moi. J’ai bien suivi ma tactique de jeu : le pousser dans le fond avant de jouer court. Je savais qu’il allait m’attirer devant…

Tu perds le 4ème…

Oui, j’étais sûr que ma balle était bonne, et je me suis énervé lorsque l’arbitre l’a vue faute. Je me suis déconcentré…

Et tu t’es bien repris…

Oui. Mais tu sais, pour gagner un match contre Jonathan, il fallait que je joue à mon meilleur niveau, et c’est ce que j’ai fait. En fait, mon squash s’est amélioré tout au long du tournoi, et j'ai atteint mon top niveau en finale….

  
Paul Sciberras juste après la victoire au Canada…

Eh bien voilà !
C'est super !


Il l'a fait, c'est parce qu'il l'a voulu dans sa tête.

Sur ces 6 derniers tournois, Thierry en gagne 4. Nous pouvons être fiers de lui. C'est l'ambassadeur français du squash dans le monde.

Je pense qu'il commence à prendre conscience de ses possibilités. Il n'a plus rien à envier aux autres joueurs, il se démarque de plus en plus par son particularisme.

Ce tournoi me fait énormément plaisir. Encore plus que les autres. Battre Jonathan (le magicien de la raquette), chez lui, devant son public, cela est très fort. Je pense que Thierry vient de franchir encore un cap.

Cela serait vraiment bien qu'il finisse la saison en beauté (à Doha). Il a tous les moyens pour le faire, s'il le veut vraiment, il le fera.

Tout se joue au coup par coup, frappe après frappe.


Canadian Classic
 

FINALE:
[2] Thierry Lincou (Fra) bat [7] Jonathon Power (Can)
9/11, 13/11, 11/6, 7/11, 11/8

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