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GREGORY GAULTIER

MARS 2009
Une interview réalisée durant les Super Series Finals, à Londres. FG

REVE DE GOSSE

Oui, c’est mon ambition depuis que je suis tout petit. Mais une fois que l’on atteint son objectif, il y a d’autres facteurs qui entrent en jeu.

D’abord, quand on devient numéro un mondial, on veut le rester le plus longtemps possible. Et puis ensuite, je suppose que j’aurais d’autres objectifs, familiaux sans doute, d’autres choses à accomplir, que ce soit sur le plan sportif ou autre.

Pour le moment, je suis à 99% dans mon squash. Je n’ai qu’un seul but, qu’un seul objectif, devenir le meilleur joueur du monde.


PRESSION…

Depuis que je suis petit, on me rabâche, tu seras le meilleur, alors, je pense que lorsque je suis arrivé tout près, j’avais toujours comme une arrière pensée, une certaine pression. Et c’est sans doute l’une des raisons qui ont fait que je ne suis pas encore Champion du Monde et/ou Numéro 1 mondial.

DETENTE SERIEUX

Cela ne m’empêche pas de me détendre, et de faire le c… avec mes potes, de profiter de ma copine, j’ai un côté détente, et j’ai bien sûr un côté très sérieux.

 Je suis très strict avec moi-même, sur le plan de l’entraînement, du régime alimentaire, et je n’ai qu’un but, avancer, me perfectionner, et à aucun moment, je ne contemple ce que je fais comme si c’était un résultat, je cherche toujours à aller plus loin.

Avec mon entourage, on ne parle du squash, du match, que quand c’est nécessaire. Le reste du temps, on parle de tout, on regarde des DVD, on se détend. Et puis, vient la routine avant match….

ROUTINE

Avant un match, si je déconne un peu le matin au petit déjeuner, si je discute avec mes potes, trois quatre heures avant le match, j’ai besoin d’être ou seul, ou simplement entouré des gens avec lesquels je travaille.

Le matin, j’ai un peu tapé la balle, tranquille, pour bouger un peu les jambes, une bonne activation musculaire sans grosse dépense d’énergie. Ensuite, une petite sieste.

Puis une préparation basée des extraits de matchs précédents contre l’adversaire du jour, une revue de ce qui avait marché, pas marché, des grandes lignes de ce que je dois faire ou éviter.

Et ça, si je suis avec quelqu’un de mon équipe, ils me le préparent, ou alors, si je suis seul, on m’envoie des textos ou des emails.

APRES UN MATCH

Je n’aime pas perdre, mais alors, je n’aime pas perdre du tout. Je n’ai pas envie de parler, et je suis mauvais perdant, j’en suis bien conscient. Mais perd ou gagne, j’envoie toujours un texto à ma copine, et à mon équipe.

J’ai vraiment beaucoup de mal à voir le positif qu’on peut tirer d’une défaite, à chaud je veux dire. Ce n’est que quelques heures, quelques jours plus tard que j’arrive à tirer les leçons positives d’un échec. Mais quelquefois, on tombe contre quelqu’un de plus fort que soit, ou on ne joue pas à son top. Et ça, cela peut être utile dans l’avenir.

SOLITUDE, NON MERCI

Je n’ai jamais été seul. Je suis arrivé très jeune au CREPS d’Aix, au pôle France, et dans ce contexte, il n’y a jamais trop de contexte de solitude. Alors, la solitude, être seul, ça me gave, j’aime être entouré de monde.

D’un autre côté, j’ai aussi tendance à m’entourer de gens qui me sont bénéfiques dans mon travail, et peut-être que les gens ne se rendent pas compte du travail accompli. Par exemple, des gens comme Pierre Canto, ou Mathieu Benoît, qui viennent avec moi sur les tournois, et le reste de mon équipe, Thomas adriaens (préparateur physique), Nico Arnoux (coach technique), Dédé et Fred (entraîneurs fédé) ne sont pas que des amis, mais des gens qui allient le soutien amical avec le soutien technique.

On s’entraîne, on est sérieux, on est engagé à fond dans ce qu’on fait. Et c’est ça qui fait la différence.

ARROGANT, MOI???

Je sais que dans le passé, on me considérait comme arrogant. Je ne pense pas que c’était de l’arrogance vraiment, mais plutôt, eh bien, il y avait des gens à qui j’avais envie de parler, qui m’intéressaient, et d’autre, bien, non, je n’avais rien à leur dire, et je ne faisais aucun effort.

Maintenant, je suis plus ouvert, j’espère être moins froid à l’égard des gens qui m’entoure. J’essaie d’être respectueux des gens que je rencontre, de ceux avec qui travaille.
J’ai aussi de temps en temps un peu de mal à dire ce que je ressens vraiment, ça aussi, j’y travaille, j’apprends à exprimer un peu plus ce que je ressens au fond de moi.

Mais je sais que je suis qui je suis, et qu’il faut me prendre comme je suis. Je fais de mon mieux, mais si on n’aime pas ce que je suis, ce que je représente, je n’y peux rien.

 




A NY, avant la finale

 

Video de Canal Plus



JANVIER 2008

NOVEMBRE 2007

22 novembre 07

Une excellente interview de Greg et de Thierry. A lire absolument...

FÉVRIER 2007



"Je tiens tout d’abord à m’excuser auprès de l’arbitre concernant les propos évoqués dans la presse. Ceci étant, il n’est jamais facile d’arbitrer un match à haut niveau, les rapports entre joueurs et arbitres sont toujours un peu conflictuels pendant les matchs.

L’erreur est humaine, formatrice, c’est pourquoi il est essentiel de cesser de juger les arbitres mais de dialoguer avec eux afin de faire évoluer les choses, nous avons besoin d’eux.

Concernant le jeu de pénalité, le choix de Nicolas était juste.

Tout arbitre se doit d’appliquer le règlement quelque soit la situation y compris pour une finale.

Cependant Thierry a choisit de ne pas le prendre, c’est une décision professionnelle et affective envers un de ses proches, je lui en suis très reconnaissant.

Ceci m’a poussé à continuer le match et surtout le spectacle malgré la douleur que j’éprouvais. L’aide des médecins m’a permis de tenir mais j’étais loin d’être à 100%. Ce fut un moment difficile et frustrant ce qui explique une fin chaotique...

Actuellement je ressens toujours la douleur et j’espère que les personnes qui trouvent honteux de soit disant "lâcher le match" (alors que j’ai continué a jouer une bonne demi heure) prendront conscience de l’effort que j’ai fourni en retournant sur le court.

Lors d’un autre match la question ne se serait même pas posée.

En tant que sportif, notre corps est notre outil de travail, cependant cet événement est unique et j’ai pris le risque de poursuivre pour les gens qui se sont déplacés.

Merci de votre compréhension."

                             



7 février 07

TO QUOTE OR NOT TO QUOTE....

"Citer ou ne pas citer", telle est la question que je me pose....

Nous "reporters", avons une immense responsabilité lors que nous parlons avec nos joueurs "à chaud", car bien souvent, les mots dépassent la pensée.

Personnellement, je choisis soigneusement les mots des joueurs, en m'assurant que ce que j'écris ne sera néfaste ni à leur propre carrière, ni à d'autres.... C'est ce que j'appelle "filtrer". Cela permet au joueur de s'ouvrir, de se détendre, car il sait que rien de négatif ne sera utilisé contre lui. On vide le sac, et on trie, en quelque sorte...

C'est un choix personnel qui n'engage que moi. Mais un choix que je défends et que j'impose sur nos deux sites, car il protège le joueur, il protège le squash. Et c'est pour les joueurs, c'est pour le squash que nous travaillons depuis des mois et des mois maintenant, avec plus ou moins de succès ou réussite, cela va de soi!

 Mais il est vrai que je refuse l'appellation de journaliste. Un vrai journaliste, lui, fait son boulot, de relater les faits, rien que les faits. On lui donne "a story", et il l'exploite. C'est son boulot.

Les mots que Greg a prononcé à chaud ont dépassé sa pensée.

Point barre.


          

2006

21 novembre 06

Après sa victoire à l'US Open, le Greg nous fait l'Equipe.fr....

23 octobre 06

     

Le Kid était sur FR3...
Merci à Franck Couégnat, de la Boutique Squash, de nous avoir donné le lien, et à Domnique Autret, pour avoir passé des heures après une dure journée pour nous mettre la vidéo sur le site...
 

REPORTAGE
 


PSA Profile

2005

GRÉGORY GAULTIER :
J’ABOIE, MAIS JE NE MORDS PAS..


La première fois que j’ai rencontré Grégory, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. En effet, je ne l’avais jamais vu jouer, et je n’avais eu que des échos de son comportement. Et vivant en Angleterre, vous imaginez bien qu’il n’a pas que des admirateurs. Mais bon, Jonah Barrington, le joueur légendais britannique parle de lui avec un sourire, et ça, ça veut tout dire….

Bien sûr, nous avons discuté de l’affaire Malcolm Willstrop (entraîneur célèbre anglais, père de James - 20 ans et déjà numéro 13 mondial - et journaliste à temps partiel pour ce même site et pour le magazine Squash Player, dirigé par Ian Mckenzie).

Vous ne pouvez ignorer que Malcolm et Ian, après le fameux Gaultier Beachill des Championnats du Monde par Équipe 2003, ont eu des propos très durs à l’égard de Grégory.

Moi, Malcolm, je le connais bien, et je l’aime beaucoup. Je suis en train de préparer un méga article sur lui, et j’ai donc eu l’occasion de discuter longuement avec lui du fameux match.

J’avais donc envie d’entendre l’autre version….

« Pour moi, les articles de Squash Player et de Malcolm Willstrop étaient très injustes », m’a expliqué le jeune homme.

« Oui, c’est vrai, je fais du bruit, je gueule de temps en temps, mais c’est mon caractère. Je suis un passionné, et je puise dans cette passion pour jouer au niveau où je joue. C’est ma force… et ma faiblesse. »

« Ces articles m’ont fait mal, très mal. Pourquoi écrire sur moi et sur mon comportement, et ignorer des joueurs au comportement bien pire que le mien ? Je trouve ça profondément injuste. Critiquez-moi d’accord, mais dans ce cas là, critiquez également les autres… »

Grégory n’est pas du genre à se complaire dans le passé, mais ces articles l’ont blessé. Méritait-il un tel traitement ?
Je n’en sais rien, je n’étais pas là.

Mais vous savez, il est jeune, il est craquant, il a un talent fou, de la personnalité et du caractère. Et vous n’avez pas fini d’en entendre parler.

Encore et encore…
 

   
19 Août 05 :

THIERRY & GRÉGORY
EN MALAISIE POUR LES ENFANT
S


Comme d’habitude (et c’est de famille), Thierry est toujours le premier à répondre présent quand il s’agit de participer à des œuvres de bienfaisance. Cette fois, il s’agit de venir en aide à l’Association « Protect and Save the Children ».

En compagnie de Grégory, il s’entraîne en vue de l’Open de Hong Kong, qui se déroulera du 31 août an 5 septembre 2004.

En passant, vous pourrez suivre le tournoi en anglais sur SquashPlayer.co.uk, et j’essaierai de vous faire les traductions au fur et à mesure…

Alors, cette soirée ?

Eh bien, c’est ce samedi 21 août, et se déroulera au National Squash Centre, où se sont déroulés les Jeux du Commonwealth 1998, le Championnat Asiatique, et tout récemment l’Open de Malaisie.

Les spectateurs auront la possibilité de jouer contre certains des meilleurs joueurs du monde : Thierry, Grégory, les joueurs malaisiens Ong Beng Hee (contente de savoir que sa blessure va mieux, vu qu’il a déclaré forfait la semaine dernière pour l’English Open), Azlan Iskander (qui s’entraîne à Chingford avec Neil Harvey), Nicol David, Sharon Wee, sans oublier l’Égyptien Wael El Hindi et l’anglais Bradley Ball .

L’organisation non gouvernementale « Protect and Save the Children » essaie d’établir une sorte de lien entre les différents services d’aide aux enfants victimes de sévices sexuels. L’association propose un soutien psychologique et psychothérapeutique à ces enfants, et tente également de faire prendre conscience au grand public des drames que ces victimes subissent.

Comme vous le voyez, une cause qui mérite bien quelques gouttes de sueur.

Bien joué, messieurs-dames…
 


Protect and Save The Children



  


Mini Portrait Grégory 2004

Où es-tu basé ?

Toujours à Aix-en-Provence.

Comment choisis-tu
tes tournois ?


C’est en fonction de ma préparation. Cet été par exemple, j’ai fait deux mois de préparation physique, mais je n’avais pas de partenaire pour m’entraîner, j’ai du partir une semaine en Angleterre, et une semaine en Hollande. Ensuite, je suis parti 10 jours en Malaisie, puis j’ai fait Hong Kong, puis juste après, j’ai fait les Championnats d’Europe. C’est pour ça que, physiquement, je ne pouvais pas faire Boston (l’US Open) juste derrière. Si tu regardes le parcours de Thierry, on a fait les mêmes tournois, et après Hong Kong, il est allé à Boston, et résultat, il se fait éclater au premier tour.

Tu ne t’es pas senti bien dans ta campagne américaine cette année.

Non, j’ai fait Saint Louis et Détroit, et à St Louis, je me suis senti vraiment mal. Pendant dix jours, j’étais dans un piteux état, j’étais à moitié malade, super fatigué, je ne pouvais plus jouer, je n’avançais pas sur le court, aucune envie de jouer…

Mais j’ai eu de la chance à Détroit, Power s’étant blessé, le tableau s’est bien ouvert. Par la suite, j’ai recommencé à pouvoir bouger, mais je n’arrivais pas à me concentrer sur les matchs.

Et comment as-tu réglé le problème ?

Eh bien, dès que je suis revenu en Europe, j’ai réussi à me reposer chez moi, et je suis parti en Hongrie, et là, je me sentais dix fois mieux. Je commence tout juste à avoir des sensations.

Est-ce que tu as un plan de carrière ?

Non, pas vraiment, mais je pense que je vais y être bientôt…

Dans les top 5 tu veux dire ?

Oui, je ne sais pas combien de temps ça va prendre, ça va peut-être être long, ou très rapide, tout dépend des prochaines semaines à venir. Si je joue bien dans ce tournoi, au Championnat du Monde de Katar et au Pakistan, je pense que je peux monter top 8 d’un coup. Mais je peux aussi rester 10, 11 si je joue moyen. L’année dernière, j’ai souffert d’une blessure au pied, et je n’ai pas pu faire les tournois que j’aurais voulu, ne gagnant donc que peu de points au classement. Alors, j’espère bien me rattraper cette année.

Comment tu te sens en ce moment ?

Pas trop trop en forme. Je me sens toujours fatigué, je n’ai pas trop envie de jouer, mais je fais de mon mieux pour me battre contre moi-même, mais je viens de me faire 3/4 tournois de suite, et je suis un peu saturé. Mais j’adore jouer sur le court vitré, c’est un court qui correspond parfaitement à mon jeu, donc j’ai confiance pour le reste du tournoi.

Mais maintenant, le niveau mondial est tellement élevé, dès le deuxième tour, les matchs sont très durs, tous les joueurs peuvent prétendre au titre, et dans les top 12, n’importe quel joueur peut battre n’importe qui… Mais bien sûr, mes deux favoris sont Thierry et Lee…







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