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30 juin 2016

Demi-Finales

Laura Paquemar 3-0 Léa Barbeau
                     13/11, 11/5, 11/3
Isabelle Stoehr 3-0 Noellie Marchetti
                     
11/6, 11/5, 11/5

Geoffrey Demont 3-0 Antoine-Camille Petrucci
                      
11/8, 12/10, 11/4
Thierry Lincou 3-2 Benji Aubert
                       5/11, 5/11, 11/8, 11/4, 11/5

Dans le premier jeu, j'ai eu envie de reprendre la main sur le match, et j'ai commencé à jouer plus vite qu'elle. Je me suis détendue, et j'ai joué à fond.

Nous avions déjà joué au Squash Sauton, à Nantes, et j'avais gagné 3/0, mais un match difficile. Et là encore, elle a progressé...

Elle m'a surprise aujourd'hui. Je m'attendais à un posé de balle, bien collé, mais elle est allée tout chercher, elle a montré un bon esprit de compétition et démontré une bonne combativité

   

Laura Paquemar 3-0 Léa Barbeau     13/11, 11/5, 11/3

Laura domine Léa

Deux belles athlètes sur le court, avantage au ranking pour Laura mais Léa n'a rien à perdre, une superbe volée, et un revers létal! Et c'est la challenger qui prend un excellent départ, 4/0.

Rapidement, Laura se reprend, 4/4, mais Léa n'était pas un feu de paille, elle reprend l'avantage, 7/5, 9/6, puis obtient sa première balle de jeu à 10/7.

Un peu de précipitation pour Léa, et l'expérience qui parle pour Laura, 11/10, avec 4 points d'affilée. C'est maintenant Laura qui joue devant trop tôt, faute, 11/11, mais c'est la joueuse de Lorient qui arrache ce jeu crucial, 13/11.

Une stat intéressante, 3 erreurs directes pour Laura, 7 pour Léa.

Les deux autres jeux seront une formalité, la Lorientaise menant 10/2 avant de prendre le 2ème 11/5, et tranquille dans le 3ème également, 11/3.

Geoffrey Demont 3-0 Antoine-Camille Petrucci
                    
11/8, 12/10, 11/4

Le Passé au Présent...

C'était pour moi très émouvant de voir Geoff et le Piaf - son surnom car il n'arrête jamais de tchatcher - sur le court aujourd'hui, car la première fois que je les ai vu, et l'un et l'autre, c'était au CREPS d'Aix.

Ils étaient tout petiots, et Michèle Lecomte les faisaient travailler d'arrache raquette. Je me souviens d'Antoine Camille faisant des plaques, et râlant, je me souviens de Geoff, appliqué, ayant grandi trop vite, des jambes et des bras trop longs pour le reste du corps, un peu gauche.



Et la Michèle, les faisant courir...

Elle a dû sourire de les voir jouer, cela faisait longtemps qu'ils ne l'avaient pas fait, après d'être joué proche d'une centaine de fois en compétition...

Et cette fois, c'est Geoffrey qui a gagné. "C'est qu'il a développé son jeu le ....", souriait le Piaf à la fin du match...

Premier jeu, AC est complètement dépassé par la physicalité et la puissance de son adversaire, qui mène rapidement 7/2. S'habituant un peu au rythme de Geoff, le Piaf remonte à 6/7, 8/9, mais à sa première balle de jeu, Geoff fait un bois monumental, et gagne le point 11/8, s'excusant platement à son pote, un coup du genre, "well, I paid for the whole racquet, might as well use it all!" kind of shot....

Le deuxième sera aussi serré, mais le Piaf a trouvé son jeu d'attaque, et mène d'une courte tête, 5/2, 8/6. Geoff, sentant le danger, marquera les 4 points suivant, 10/8, mais voulant finir trop vite, offre deux plaques pour permettre au Piaf de forcer un tie break. Mais un point gagnant et une faute directe plus tard, et l'Aixois mène 2 jeux à rien 12/10.

Il ne reste plus d'énergie à l'Ingénieur de chez Valéo dans le 3ème, 6/1, 8/2, 10/3, 11/4....

Nous avons été très proches, nous sommes toujours très proches, car nous avons une histoire commune, le même mentor, Michèle. Les liens qu'elle a créés sont très forts pour nous.

Antoine Camille a toujours eu un squash atypique, c'est très difficile de le jouer, on ne sait jamais où va la balle. Il a choisi de faire une carrière d'ingénieur, il réussi très bien, mais il continue à nous faire ch... avec son jeu tout en attaque...!!!!

A chaque victoire en PSA, je pense à Michèle. Elle est dans mon coeur, dans ma tête. C'était une grande dame, une passionnée, qui m'a transmis non seulement sa passion du squash, mais aussi, j'ai la notion du devoir de transmission.

C'est comme une sorte de responsabilité à faire passer les messages aux jeunes joueurs. La vie sur le circuit PSA n'est pas facile, on est livrés à nous même, et j'essaie d'aider la nouvelle génération par mon expérience. Et ça, c'est une des choses que Michèle m'a apprises.

     

J'ai envie de jouer, j'ai envie de me faire plaisir surtout.

Oui, bien sûr, je suis en vacances, mais j'avais envie de montrer des choses, envie de prendre du plaisir sur le court, et tu sais, quelquefois, 11 points, c'est très court!

Alors je sais qu'elle peut être très dangereuse, si tu ne la cadres pas, elle couvre très bien le court, elle court beaucoup. J'avais donc besoin de bonnes longueurs pour mettre en place mes ouvertures et l'empêcher de prendre confiance en elle aujourd'hui....

       

Isabelle Stoehr 3-0 Noellie Marchetti 11/6, 11/5, 11/5

Isa sur le sentier de guerre

Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu Isabelle jouer avec autant de volonté de gagner. Elle a offert tout le respect à son adversaire, la prenant très au sérieux, et ne lui laissant à aucune moment rentrer dans le match, ou jouer son jeu.

Le premier jeu sera accroché, quelques fautes directes d'Isa, mais l'ancienne championne de France (10 titres?) a la raquette entre les dents, et ne dépense que très peu d'énergie, tant sa raquette est précise.

Après avoir perdu le premier 11/6, Noellie, la combattante, change de tactique, tente de passer devant son adversaire en trouvant de meilleures longueurs.

Mais les deux jeux suivants sont sur le même modèle, le score serré jusqu'au milieu du jeu, et là, Isabelle déroule, tandis que Noellie ne peut faire pour arrêter la raquette magique de l'ancienne Championne de faire des ravages, 11/5, 11/5.

Thierry Lincou 3-2 Benji Aubert
                          5/11, 5/11, 11/8, 11/4, 11/5

Et le Patron confirme...

Pardonne-moi, mon Benji. Pardonne-moi mon soutien inconditionnel à Thierry.

Une amitié indéfectible me lie à lui depuis 2003, et tu ne m'en voudras pas de l'avoir encouragé avec mes "allez le vieux" durant ce match que nous avons tous pensé que tu avais en poche.

C'est le seul joueur que j'ai jamais soutenu ouvertement malgré mon statut - supposé - de journaliste impartiale, surtout à l'époque où personne ne le prenait sérieusement.

Back to squash.

Il y a deux semaines exactement, Thierry jouait Benji à Mulhouse, dans un match superbe, sans doute le match du week-end. Les circonstances étaient différentes, Mulhouse dépendait de la victoire du numéro 4 - qui jouait en premier. Thierry était seul sans sa famille, et en service commandé pour une équipe, pour une ville. Il avait battu le jeune homme, de vingt son cadet, mais de justesse, 3/1.

Là, il me l'avait avoué la veille, il n'était pas sûr d'avoir la fraîcheur mentale pour se battre contre le Petit. Il avait vraiment envie de jouer, oui. Mais un peu le stage, un peu la famille - papa maman, frérot, les nièces, les enfants, la mer... Après tout, c'est aussi ça, Ile-Rousse. C'est aussi la détente.

Benji, lui, il n'était pas venu pour la plage, je vous le dis tout de suite. Lui, il savait qu'il était passé tout proche d'une victoire sur le Patron quinze jours avant, et un scalp Lincou sur sa table de nuit lui aurait parfaitement convenu.

Et en plus, comme il apprend vite, il a attaqué le match sans pression, en ayant changé de tactique. "Bébert, tu frappes, et tu cours, c'est pas compliqué le squash", lui avait conseillé un de ses copains juste avant qu'il ne rentre sur le court....

Si à Mulhouse, il jouait un jeu de patience, parallèle, très physique, à un rythme moyen, là, il a pris le Patron à la gorge dès le premier échange, et l'a totalement déstabilisé, ne lui donnant pas le temps d'ajuster ses coups, et le forçant à la faute. Trop, bien trop souvent...

Dans le premier jeu, Thierry fera 6 fautes, contre une seule pour Benji, qui joue un jeu à 100 à l'heure, précis, inventif, et corrosif pour les "vieilles" jambes du Lincou. 11/5, score sans appel.

Le Réunionnais attaque mieux l'entame du second, 3-0 mais c'est rapidement le Challenger qui reprend le contrôle des échanges, secs, prenant Thierry de vitesse, trop puissant, trop rapide, trop sec. Thierry fait 4 fautes au milieu du jeu d'affilées, 4/5 à 9/4, encore un 11/5 cinglant, les "Allez Papa" de Jade, et les "Allez Tonton" de Kara ne suffisent pas à donner l'influx mental suffisant...

Quand il revient sur le court, le Thierry, il n'a pas le body language du gagnant. Il est quelque part résigné, je le vois. Je l'entends dans sa tête se dire "bon, avec le stage, la plage, les enfants, après tout, c'est un peu normal que je manque de ressort, et puis, il a 20 ans, j'en ai 40, c'est normal qu'il gagne après tout".

Et cela se confirme carrément quand il se retrouve mené 8/4, après encore une fois trois erreurs au même endroit que le jeu précédent (à 4/5!).

Mais là, il gagne un point. Puis deux. Et j'écris dans mes notes "big push". Je vois la position de ses épaules changer. Il a accéléré, il voit que Benji souffre. Il voit la faille se profiler. Et il s'y engouffre.

Et c'est comme si les repères se remettaient en place. Il n'a plus envie de laisser filer. Du tout. Il se redresse. Il n'est pas physiquement fatigué. Tous ces matches qu'il a gagné mené 2/0... Le cerveau s'en souvient comme si c'était... aujourd'hui.

Et Benji, qui était dans le rouge depuis la fin du 2ème - les plaques de Thierry arrivaient à la fin de très très long échanges où il le faisait visiter le court et faire l'essuie-glace - n'a plus d'oxygène. Thierry marque 7 points d'affilées pour prendre le 3ème, 11/8!

La foule n'en revient pas.

Et il est le premier à revenir sur le court au 3ème. Il sautille....

Benji, lui, ne sautille pas du tout. Il est complètement étouffé par la tactique Lincou, il n'a pas de plan B, il a joué à une telle intensité dans les deux premiers, il n'arrive plus à réfléchir, et ne peut que subir, 11/4.

"Et qui c'est le Patron", ne puis-je m'empêcher de murmurer tandis que Thierry quitte le court après le 4ème. Car même s'il perd le 5ème, Thierry a montré qu'il a toujours la détermination des Champions.

"La Machine est relancée", sourit un monsieur à côté de moi "elle va être difficile à arrêter!" Et un petit d'ajouter "C'est un Diesel!".

Priceless.

Le Réunionnais dominera le jeune homme dans le 5ème, qui ne peut plus cacher sa frustration, 7/1. Mais là, un petit relâchement, et tout est à nouveau possible. Trois plaques, et hop, nous sommes de retour à 4/7! Un très long échange, superbe, et la plaque qui retentit encore une fois pour Benji, cette fois, et encore une fois... 9/4, avec Thierry qui prend le match sur sa deuxième tentative.

Il salue son adversaire, salue le public, puis s'accroupit dehors, et embrasse longuement sa fille...

Je pourrais vous dire ce qu'il lui a dit, mais, I would have to kill you....

"I did it for you, to show you there is always a way, even on a bad day, you can still win.

"C'est ce que j'ai dit à mes joueurs en sortant du court.

Mais quand est-ce que je vais arrêter de vouloir gagner? J'ai 40 ans, il en a 20, c'est normal qu'il gagne non? Je ne dois plus m'attendre à gagner ce genre de match!

Ca fait du bien. Même ici, en vacances, à l'Open d'Ile-Rousse. Ce n'est pas un PS, ce n'est pas un tournoi officiel. Mais c'est un immense plaisir de gagner ce genre de match.

Aujourd'hui, il n'y avait rien à faire, ça ne passait pas. Lui, ne jouait qu'en contre, je voyais le jeu à la Arcucci, si difficile à gérer, il arrivait à me décaler. Et je ne pouvais rien faire. Je mettais tout dans la plaque. J'ai rarement fait autant de fautes...

Bon, il est vrai que je ne m'étais pas rendu la tâche facile. Le stage, donc très intense mentalement et physiquement, une heure avant de jouer, j'étais sur la plage avec mes gamins, c'est sûr que je n'étais pas vraiment dans une optique compétition.

Mais j'avais vraiment envie de le rejouer, cela me faisait vraiment plaisir...

Il m'a dominé, j'étais off dans les deux premiers jeux, je forçais mes attaques, mais j'étais off niveau timing, j'étais trop plat niveau énergie mentale, all credit to him.

Mais à 0/2, je me suis dit bon, tu as ta famille, tes amis, il y a mes joueurs qui étaient là, je ne voulais pas perdre, pas 3/0, sur un mauvais match, des fautes, et laisser filer.

Et je me suis dit que jouer à un tel rythme, à un tel niveau parfait, sans déchet, comme il l'a fait durant les deux premiers, c'est difficile de le tenir. Et que si je pouvais prendre un jeu, j'avais une petite chance...

Je crois qu'il était important pour moi de montrer à mes jeunes que c'est possible, les jours où on n'a pas la raquette, de gagner à force d'abnégation, de patience, de simplicité, et de construction.

Je n'ai commencé à me relâcher qu'à la fin du 3ème, je marque un point gagnant à 9/8. C'est le premier vrai point gagnant du match. Jamais il ne m'avait laissé le temps de jouer.

Again, all credit to him.

        

Les Petit(e)s d'Ile-Rousse

Bon, je vais pas vous dire que je connais les prénoms de tous les petits que j'ai pris en photos... J'en connais quelques uns, Lenny, pour le Clan Balbo, Marie Lise, la filleule du Piaf, Gabriel, l'Ange des Lincou accompagné de Jade, Paola, Kara & Cassy...

Pour les autres, pardonnez-moi, "qu'importe le nom, une Rose, sous tout un autre nom..."

   


On Remercie...

Les Bénévoles qui ont assuré comme des MALADES mardi soir pour le Barbecue/Concours de Boules...

32 équipes inscrites, 64 joueurs, et plus de 100 personnes qui ont défilé pour récupérer chipolatas et merguez du feu de Dieu.

Les bénévoles ont travaillé jusqu'à point d'heure pour non seulement servir tout le monde, mais ensuite tout nettoyer pour que le club soit prêt pour le lendemain matin.

Et pareil le lendemain, le "staff" comme l'appelle Corinne Guidoni, la Chef du Tournoi, n'a pu se mettre à table que passé minuit, tandis que Pépélou, notre Jean-Louis Guidoni national, lui, réparait le court numéro 2 à la même heure, car une latte s'était détachée pendant la journée.

Eh oui. Un tournoi, ce n'est pas que les joueurs. C'est les petits galériens qui rament dans les cales pour faire avancer le bateau sur la vague squash, plaisir, soleil et convivialité...

        

Jeudi